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Evolution et historique du donjon Huriel

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Le Donjon dit " La toque "En raison de son ancienne toiture en forme de toque pointue, le donjon d'Huriel est un des rares donjons quadrangulaires français, au même titre que ceux de Montrichard, Beaugency et Loches. Vestige de l'ancien château des Seigneurs, entouré de fossés jusqu'au milieu du siécle dernier, il est entiérement construit en blocs de granit régional. Quatre campagnes de construction seront nécessaires pour parvenir à ce que sera le Château d'Huriel au temps de sa splendeur (XV - XVIe siécle). Au XVe si&cle,quatre tourelles sont ajoutées aux angles (deux subsistent aujourd'hui), reliées entre elles par des murs d'enceinte. Ayant essentiellement une vocation défensive, le château est laissé àl'abandon jusqu'en 1879 quand il est racheté par la commune toujours depuis et constamment conservé . Il est classé depuis 1885 aux monuments Historiques

  • Motte Féodale avant l'an 1000
  • Vers le 1200 on suréléve le donjon pour augmenter sa défenseVers le 1200 on suréléve le donjon pour augmenter sa défense
  • Vers 1350 on suréléve le donjon pour augmenter sa défense
  • Vers 1462 On modernise Fenêtre

La région de Montluçon posséde un des rares témoignages encore presque intact d’une étape essentielle des arts militaires du premier âge féodal: le passage des donjons de bois aux premiers donjons de pierre. Le destin des donjons de bois juchés sur leurs mottes castrales a été trés différents d’une seigneurie à l’autre. Rapidement devenues obsolétes face à la solidité éprouvée des constructions de pierre, les tours de bois, élevées par les premières familles dominant la région au XIe siècle, ont laissé la place à de nouvelles forteresses.

L'histoire du château

Berry médiéval: histoire et patrimoine du Moyen-âge en Berry rédigé et illustré par Olivier Trotignon, médiéviste

Vraisemblablement entreprise par la famille des Humbaud d'Huriel, la construction de ce donjon commence à l'orée du XIème siècle, la tour de pierre remplaçant une simple tour charpentée. Avec le perfectionnement des armes de jet, on augmente une première fois la hauteur du 1er bloc vers le milieu du XIIème siècle, avant de lui donner son élévation définitive ( 24 mètres au parapet ) à fin du XIIème ou au début du XIIIème siècle. Une galerie en bois couverte – le hourd – qui ceinturait l'édifice à mi-hauteur, permettait des rondes et couvrait le pied de la muraille

. Au XIIIème siécle, on entoure la ville de remparts, et des fossés inondables sont creusés autour de la Toque, laissant la tour isolée sur son îlot, uniquement relié à la ville par deux ponts amovibles.