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Histoire du donjon d'HURIEL

L'ensemble se compose d'un donjon quadrangulaire du XIIè siécle comprenant quatre étages en élévation et deux étages en sous-sol ; d'une enceinte dont les murs sont reliés, aux angles, par une tourelle circulaire. La construction pourrait remonter au 12e siécle. Toutefois, les fenêtres à meneaux et les cheminées des étages ont été établies vers la fin du 16e siécle, époque oû le donjon servit à loger soit des propriétaires, soit des fermiers. La partie supérieure du dernier étage semble avoir été reconstruite au 13e siécle et remaniée postérieurement pour créer un étage de plus et recevoir la charpente et la couverture actuelles. Une tourelle d'escalier, qui était située sur la face nord, desservait autrefois les étages. L'enceinte, qui enveloppait le donjon, et les deux tourelles subsistantes ont été reconstruites à la fin du 16e siécle sur les anciennes fondations. De méme, la porte d'entrée du donjon et le perron qui y donne accés sont plus récents.

Fief des Humbaud et des De Brosse

Rare Donjon dominant le bourg 5 salles s'élévent sur la cave voûtèe et abritent le musée de la Vigne et du Moyen Age ainsi que des expositions estivales. Un des plus beaux panorama du Bourbonnais du haut de la terrasse Huriel offre au visiteur un patrimoine d'un intérét historique et architectural certain. La commune posséde sur son territoire deux monuments remarquables : une église du XIe siécle, jadis siége d'un prieuré bénédictin et un donjon seigneurial qui date du XIIe siécle. Plus connu sous le nom populaire de "la Toque", en raison de son ancienne toiture en forme de toque pointue, le donjon d'Huriel est un des rares donjons quadrangulaires français, au même titre que ceux de Montrichard, Beaugency et Loches. Vestige de l'ancien chçateau des Seigneurs, entouré de fossés jusqu'au milieu du siécle dernier, il est entiérement construit en blocs de granit régional. Quatre campagnes de construction seront nécessaires pour parvenir à ce que sera le Chçateau d'Huriel au temps de sa splendeur (XV - XVIe siécle). Au XVe siécle, quatre tourelles sont ajoutées aux angles (deux subsistent aujourd'hui), reliées entre elles par des murs d'enceinte. Ayant essentiellement une vocation défensive, le chateau est laissé â l'abandon jusqu'en 1879 quand il est racheté par la commune

Le donjon et les restes de son enceinte : classement par arrétédu 28 décembre 1886

Face nord avant 1906>

Face sud avant 1906

Face ouest avant 1906

Face est avant 1906

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Le donjon en travaux entre 1904 et 19061893

Suite a un effondrement du perron on reconstruit ce dernier en le rendant asymétrique par la suppression des marches de droite et on supprime le petit bâtiment parasitaire édifié jadis sur le terre plein

1896

Le 6 décembre 1896 ,une tempête renverse la souche de la cheminée,détruisant charpente et couverture

Le donjon perd son toit remplacé par une terrasse garde son Nom le Donjon dit la "Toque"

Les escaliers intérieurs sont Remplacés par un escalier a vis de 106 marches contenu dans une tourelle carrée érigée a l' extérieur

La construction de lescalier sur la face nord donne Accès a toutes les Salles

Création de nouvelles ouvertures :
Rez-de-chaussée
deusieme ètage
quatrieme étages
on obstru les ouvertures di 1 et3eme Etage

Ouverture de nouvelle fenêtre
Rez-de-chaussée coté sud
Au premier étage au centre de la face ouest
Au quatrième étage au centre de la face sud et sue le cotê est de la face Nord
Partage du Rez-de-chaussée en 3 pièces

Le batiment situè prét de la tourelle fut suprimé en 1886 lors de la crèation de l'avenue de la toque

2006 2007

Restauration du 4e Étage Restauration du donjon salle et terrasse

Restauration du 4e Etage le plafond a été complété reconstitué,la terrasse a également étanchée

2008

Restauration de la tour EST .Refection et remise en état de la maçonerie. Toiture entièrement reconstituée

Noter les efforts permanents de conservations

L'histoire du château

Vraisemblablement entreprise par la famille des Humbaud d'Huriel, la construction de ce donjon commence à l'orée du XIème siècle, la tour de pierre remplaçant une simple tour charpentée. Avec le perfectionnement des armes de jet, on augmente une première fois la hauteur du 1er bloc vers le milieu du XIIème siècle, avant de lui donner son élévation définitive ( 24 mètres au parapet ) à fin du XIIème ou au début du XIIIème siècle. Une galerie en bois couverte – le hourd – qui ceinturait l'édifice à mi-hauteur, permettait des rondes et couvrait le pied de la muraille . Au XIIIème siècle, on entoure la ville de remparts, et des fossés inondables sont creusés autour de la Toque, laissant la tour isolée sur son îlot, uniquement relié à la ville par deux ponts amovibles. A la fin de la guerre de Cent ans, la Toque perd son intérêt stratégique pour le roi de France : la ville close dominée par le donjon était situé jusqu'alors sur la frontière du comté de la Marche, allié traditionnel des ducs de Guyenne, rois d'Angleterre. Jean II de Brosse, seigneur des lieux, décide donc de rendre son donjon plus habitable : il le coiffe d'un toit à 4 pans, le flanque de 4 tourelles reliées entre elles par une enceinte à chaque angle et lui ajoute des dépendances. Voilà la vieille tour devenue agréable résidence ! Cette campagne se double d'aménagements intérieurs : on perce les grandes fenêtres à meneaux, on construit les cheminées à hottes des étages, et un début d'escalier entre les salles qui remplace l'ancien système d'échelles. Après le départ au XVIème siècle de la famille de Brosse, la Toque connaîtra de nombreux propriétaires, le manque d'intérêt de ces derniers provoquant la ruine progressive de l'enceinte et des tours. A partir de 1779, jusqu’en 1879, les fossés seront comblés ( en raison des épidémies qu'ils provoquent), et les remparts démolis. La Municipalité, nouvelle propriétaire du Donjon ( depuis 1879, le classement Monument Historique intervenant en 1885), arrive juste à temps pour sauver deux des quatre tours. Elle entreprend avec l'architecte Darcy, une vaste campagne de restauration en 1903 : le toit est démoli, et remplacé par une terrasse qui offre un des plus beaux panoramas du Bourbonnais. On construit aussi une tourelle d'escalier, qui permet d'accéder aux étages et après une montée de 105 marches, à la terrasse. Un siècle plus tard, le Donjon appartient toujours à la commune, qui assure sa conservation ainsi que celle de l'Eglise Notre-Dame : il abrite un musée de la Vigne et du Moyen-Age dans trois de ses salles, et accueille dans les deux salles restantes des expositions estivales.
Ref: P.Pizon, La Toque d'Huriel , Imprimeries Réunies, Moulins Yzeure,1984. Terrade Claude, Le Château d'Huriel Supp. au journal scolaire édité par la coopérative scolaire de l'école de garçons d'Huriel, 1973.

Face nord après 1906

Face sud après 1906

Face ouest après 1906

Face est aprés 1906

En Cours de Travaux

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